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 {Quand l'enfance se teinte - Mission S avec Matthew Heavenrulers.}

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Karlsen Dratvitz
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MessageSujet: {Quand l'enfance se teinte - Mission S avec Matthew Heavenrulers.}   Jeu 6 Déc - 19:49

Spoiler:
 

Malgré que tout ceci soit dû aux normales de saisons, le temps restait tout de même particulièrement glacial. Le vent fouettait les chairs et refroidissait toujours plus les membres des pauvres fous ayant eu dans l’optique l’idée de se perdre dans ses bras invisibles. Mais parmi la foule de gens qui se pressait pour se mettre à l’abri, il se distinguait une ombre bien plus imposante que ses semblables. En effet, Karlsen Dratvitz déambulait dans les rues de Trondheim, pour un but bien précis, celui de remplir la mission que l’on lui avait confié quelques jours auparavant.

Des rumeurs circulaient bon train sur la toile internet à propos d’enfants psychopathes – et tueurs, cela va de soit – qui auraient commencé à sévir, dans tous les sens du terme, sur le territoire norvégien. Dans un premier temps en proie au doute, l’allemand s’était décidé à imprimer l’information directement depuis son site d’information et était allé porter lui-même la feuille à sa Boss avant de lui signaler implicitement qu’il voulait en savoir plus sur cette affaire. C’est ainsi, de fil en aiguille, qu’il fit ses bagages dans la demi-heure qui avait suivi et s’était dirigé vers l’aéroport le plus proche du Quartier Général ou il résidait alors pour embarquer dans le premier avion pour le territoire nordique.

Tout près de lui « flottait » sa boîte animale, Nihil. Cet immense orque n’effrayait pas la population par le simple fait qu’elle était dissimulé à la vue de tous par les puissantes illusions de son propriétaire. Mais tout ceci avait un prix, un fort quota d’énergie. Bien qu’il n’en laissait rien paraitre, cette dépense fastidieuse fatiguait l’homme de plus en plus. Voici deux heures qu’il rodait dans tous les recoins possibles à sa portée et tout ça pour rien. C’était la raison majeure pour laquelle il avait fait sortir son mammifère marin. La neige tombait à gros flocons et ses sens humains n’étaient pas assez performants pour lui permettre de repérer la moindre petite chose qui pourrait s’avérer utile pour la résolution de cet épais mystère.

Enveloppé dans ses habits du quotidien, une lourde écharpe en plus seulement, le masqué balayait de toute sa hauteur le fil de l’horizon. Rien. Toujours rien. Jetant un coup d’œil bref à Nihil, il lui demandât silencieusement, avec un seul regard azuré, si elle avait quelque chose. Mais non, le son qui sortit de son encéphale fut interprété comme négatif. Soit, ils allaient donc devoir continuer leurs investigations jusqu’à trouver sur une piste viable. Heureusement que le froid n’atteignait pas le Dratvitz car sinon, supporter ces conditions serait plus que pénible. Grace a Dieu, son sang germanique lui fut salvateur, pour cette fois tout du moins.

Puis, alors que plus une âme hormis la sienne ne se trouvait au dehors, la bête vint pousse légèrement sa tête pour l’orienter vers à gauche, ou une longue avenue se dessinait. L’empruntant instinctivement, Karlsen se raidit aussitôt des lors qu’un cri perçant, d’origine féminine a n’en pas douté, lui parvint aux oreilles. Enclenchant la vitesse supérieure, le géant entama alors une course plus brève qu’il ne l’aurait penser auparavant. Devant ses yeux, sur un parterre de neige qui n’était plus immaculé gisait un corps ensanglanté. Malgré l’averse neigeuse, le Leone était encore parfaitement capable de distinguer ce genre de chose.
Instamment il posa un genou à terre, son orque, curieuse, venant virevolter au-dessus de lui. Prenant dans ses bras la pauvre victime qui s’avéra en effet être une jeune adolescente, l’étranger constata rapidement qu’elle était déjà morte. Fermant les yeux et soupirant un instant, il récita dans sa langue natale, la seule prière qu’il connaissait, pour la salut de cette âme. C’était son grand-père qui le lui avait inculqué et il espérait, au fond de lui-même, que cela pourrait apporter un quelconque réconfort à l’esprit neuf qui ne devait sans doute pas être loin.
    « Redde ham ! »
Ah tiens, d’ailleurs, lorsque l’on parle du loup…

Tout près du mafieux se tenait une demoiselle. Ou plutôt, son unité transparente ne subissait absolument pas les caresses du vent, elle restait statique. Il en déduisit tout naturellement qu’elle était un fantôme, et plus spécifiquement, celui du corps encore chaud qu’il tenait dans ses bras. Ça lui ferait un spectre de plus rencontré tout au long de sa vie, ce n’était pas comme s’il n’était pas habitué maintenant. Toutefois, le plus perturbant dans l’histoire pour le coup, c’était qu’il n’avait pas compris un traitre mot de ce qu’elle lui avait crié. Là, il regrettait un peu de ne pas avoir un peu potassé ses langues du Nord avant de partir à la va vite avec seulement un sac à dos pouvant contenir deux ensembles d’habits et une petite bouteille d'eau. Rappelle a lui-même, pour la prochaine fois : être plus organisé.

Etrange, ça ne lui arrivait jamais, d’ordinaire, ce genre de chose. Mais laissant son imbécilité de côté pour le moment – il aurait sans doute l’occasion de reprendre plus tard de toute manière – il s’arrêta à détailler encore un peu l’entité indistingable pour le commun des mortels qui se tenait toujours près de lui. Ses cheveux blonds platine et son joli minois ne firent que se pincer davantage le cœur du Conseiller Brumeux.

Elle était si jolie, et dans la fleur de l’âge, en plus. Elle ne méritait pas de mourir si violemment, la gorge tranchée par il ne savait trop quoi encore. Des larmes fantomatiques perlèrent alors sur les joues du fantôme qui répétait encore et encore ces deux mots, en boucle, comme si Karlsen allait finir par comprendre intuitivement de quoi elle voulait parler. Mais ce ne fut pas le cas. Le germain eut même la présence d’esprit de lever les yeux vers Nihil, dans l’espoir que peut-être elle aurait compris davantage. Mais non, là encore il ne rencontra qu’un mur.

Alors, comme résignée, avant de disparaitre, la demoiselle décédée ajouta un « Lukas ». Et plus rien. Seul le vent hurlait sa présence entre les couloirs de béton des bâtiments. Un instant interdit, le brun se dit qu’il ne pourrait décemment pas laisser ce corps ainsi, au milieu de la route. En revanche, le conduire au poste de police le plus proche ne semblait pas être la meilleure des ides non plus. Il savait bien qu’avec sa dégaine, on aurait tôt fait de l’arrêter en le pensant responsable de cet acte barbare. Aussi, laissant le cadavre retrouver sa place au sol, le hors-la-loi s’arma alors de sa lance, la Walpurgis, et détruisit aussitôt deux voitures garées sur le bas-côté. Les sirènes d’alarmes des véhicules se déclenchèrent immédiatement, raisonnant aux alentours. L’amnésique espérait qu’ainsi, le bruit attirerait les forces de l’ordre qui prendrait en charge le récent décès ayant eu lieu ici par la même occasion.

Il reprit ensuite sa course jusqu’à ne plus pouvoir entendre le brouhaha déclenché par le système de sécurité des morceaux de ferrailles inutilisables désormais. Essoufflé et sa vision commençant à se troubler, il décida de s’appuyer un instant à l’abri du vent dans une ruelle, le temps de reprendre son souffle. Ramenant également Nihil dans sa boite qu’il remit a sa ceinture, il dû inhaler de profonde goulée d’air pour ne pas risquer de faire encore une crise d’asthme nerveux.

Mais ce qu’il n’avait pas prévu, c’était qu’une vive douleur le prit alors juste en dessous des côtes gauches. Il lui suffit d’un petit instant pour s’apercevoir que ses vêtements à ce niveau-ci étaient déchirés en ligne droite et que du sang s’évadait d’une plaie neuve. Ce n’était absolument pas une bonne nouvelle. Par ce froid, s’il ne soignait pas ça rapidement, son état de fatigue ne ferait que se renforcer de manière exponentielle. Jetant néanmoins un regard vers son agresseur, il tomba des nues en s’apercevant qu’il s’agissait d’un petit garçon d’environ huit ans, au regard assassin et armé d’un couteau de boucher dans une main. C’était donc lui qui l’avait attaqué ?... Aucun étonnement à avoir alors si le Dratvitz ne s’était pas aperçu de sa présence.

Néanmoins, ça confirmait de plus en plus la rumeur sur les enfants tueurs, en tous les cas. Il se devait d’être très prudent, car a ce stade, s’il faisait le moindre faux pas, face à cet insolite et agile adversaire, il pouvait y passé en un rien de temps.

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Dernière édition par Karlsen Dratvitz le Dim 30 Déc - 10:37, édité 1 fois
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Matthew Heavenrulers
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MessageSujet: Re: {Quand l'enfance se teinte - Mission S avec Matthew Heavenrulers.}   Sam 29 Déc - 23:44

J’ai froid…

Je l’entends…Ce doux son qui vient doucement jusqu’à mes oreilles. Pourtant les sonorités de ma douche, et les murs me séparant de quelconque source de musique auraient dû faire en sorte que je m’entende rien. Rien si ce n’est le son de l’eau qui s’écoule. Perturbant. Et c’est ainsi que je suis sorti de la salle d’eau, les cheveux encore trempés et une simple serviette autour de la taille pour voir qui diable avait pu mettre de la musique dans mes appartements. Avant de voir son petit sourire, j’aurais dû me douter qu’il s’agirait de ma subalterne. Il n’est nul autre être autorisé à entrer dans mes quartiers, après tout. Mis à part Symphony, bien entendu. Mais le Paradoxe de a vie ne se serait jamais abaissé à venir rendre visite à un gardien tel que moi. Pourquoi l’aurait-elle fait ?

Tant de questions sans réponses me hantaient, à son propos. Mais ce n’est aucune d’elle qui s’était évadé de mes lèvres lorsqu’enfin j’adressais la parole à la blonde, celle qui se rapprochait le plus d’une amie pour moi en ces lieux. Se décidant à éteindre cette pourtant si douce musique, elle me dévoile un nom dont j’ignore tout et que je ne retiendrais jamais. Le compositeur de la musique, sans doute. Comme si cela m’importais vraiment de savoir ce genre de choses…Elle n’était sans doute pas sans le savoir, de toute façon, que je n’avais pas grand-chose à foutre de ce genre de détail.

Haussant les épaules, c’est lorsque je me suis mis en quête d’un vêtement pour la journée que la raison de sa venue est enfin parvenue jusqu’à mes oreilles…Tout d’abord d’une façon subtile en me conseillant des vêtements chauds. Puis enfin elle m’avait tout expliqué. Une mission dont elle voulait se débarrasser à tout prix, sous prétexte qu’elle avait déjà certains projets pour les prochains jours…Je n’aurais jamais dû accepter d’y aller à sa place, c’est un fait. Cela dit, mon besoin de fuir le QG et plus particulièrement le Soleil et la Tempête se faisant de plus en plus nécessaire en moi, je n’ai au final pas pu refuser.

C’est en attrapant quelques vêtements dans mon armoire et en allant me changer dans la salle d’eau que j’ai écouté tout ce qu’elle avait à me dire. A propos de ces enfants qui commettaient des meurtres. Derrière la porte, à l’abri de son regard, j’ai de nouveau haussé les épaules. En mon sens cela n’était pas vraiment un problème. La délinquance juvénile avait toujours existé, et j’étais bien placé pour le savoir. Commettre des meurtres, nul doute que j’en aurais été capable également, lors de mon adolescence, si les choses s’étaient déroulées autrement. Mais je n’ai rien dit. A quoi bon, après tout ? Puisque cela me permettais un petit voyage, je m’en accommoderais bien. Il n’y avait qu’un petit détail qu’elle avait oublié, au final, de me communiquer…

J’ai froid…

La destination, bien entendu. Elle aurait pu me le dire avant que je ne monte dans ce fichu avion, que c’était en Norvège qu’elle devait aller résoudre ce « grand mystère » ! Je n’ai rien contre les pays nordiques, loin de là. Je ne suis pas quelqu’un de bien, je l’ai toujours dit, clamé haut et fort. Cela dit, je n’ai pas non plus tous les défauts du monde, et la preuve en est bien que je ne suis pas du tout raciste. Quelle ironie cela engendrerait, sachant que je suis troublé en la présence de cette parfaite italienne ? Avoir cette opinion à son propos, au vue de ma nature, est déjà bien assez étrange de cette façon.

Non, je n’avais bien contre ce pays, ni même contre ses habitants. En revanche, la température, elle oui, je devais reconnaitre qu’elle était quelque peu dérangeante. Surtout lorsque l’on prend en compte le fait que la sale petite blonde qui m’avait envoyé ici aurait pu me prévenir. Mais soit, c’était un problème pour lequel je ne pouvais plus rien à présent, et la seule solution qui s’imposait alors à moi était d’aller marcher…Histoire d’une part, de me réchauffé un peu, et d’autre part, pour tenter de trouver un endroit où je pourrais obtenir un vêtement plus chaud. Mais un truc avec un certaine classe, quoi. Même mourant de froid je refuse de porter n’importe quoi !

Aurais-je oublié de préciser que ce n’était pas du tout mon jour de chance, bien loin de là ? J’aurais pu simplement ne pas trouver mon bonheur. Ce genre de choses arrive…Mais en plus il avait fallu que je vienne en aide à un pauvre mec très bizarre. J’aurais pu tomber sur une belle demoiselle en détresse qui aurait été très reconnaissante que je vienne la sauver. Ou ne tomber sur personne. Mais non. Ce jour n’était définitivement pas mon jour. C’était sur un mec en danger qu’il avait fallu que je tombe. Et comme forcément l’agresseur de ce gars-là était un gamin de huit ans armé d’un couteau de boucher…Bah ça ressemblait bien à ce dont Taylor m’avais parlé. Donc je ne pouvais pas simplement le laisser avec ses problèmes et continuer ma route pour régler les miens !

Soupirant, c’est blasé au possible que je me suis approcher du gamin, mains tout d’abord placés dans mes poches histoire de limiter les dégâts du froid. Et là, horrible sacrifice de ma part, j’en ai ressortie une, immédiatement agressée par le froid, pour venir saisir le gamin par la capuche de son manteau.
    « Hey gamin, on t’as jamais dit que c’était mal de poignarder les gens dans la rue ? »
Seulement voilà, je n’avais alors pas pensé à deux choses. L’une d’elle, forcément, un norvégien, ça ne parle pas italien ! Et moi, résident en Italie depuis quelques temps déjà, c’est instinctivement que je m’étais exprimé avec cette langue. Autre détail…Ce n’était pas parce que je tenais ce pauvre délinquant en devenir qu’il n’en était pas moins armé…Aussi alors qu’il se débattait, je n’aurais pas pensé qu’il me serait imposé de le lâcher suite à un coup de couteau me transperçant bien assez profondément pour que la douleur me fasse lâcher prise, laissant l’agresseur miniature s’enfuir à toute jambes, alors que je le regardais courir, exaspéré, une main placé instinctivement sur ma blessure.

Les choses commençaient bien…

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MessageSujet: Re: {Quand l'enfance se teinte - Mission S avec Matthew Heavenrulers.}   Dim 30 Déc - 11:22

Le Destin est décidément très joueur, irrémédiablement tricheur également. Sérieusement, qu’aurait bien pu faire le germanique contre un enfant n’ayant même pas encore passé la barre des ans, probablement ? Rien. Il n’aimait pas la violence et ne l’utilisait qu’en dernier recours uniquement. Mais les enfants restaient sans doute son point faible. Ou plutôt, l’un de ses talons d’Achille parmi tant d’autres, pour ne pas changer. Malgré sa taille, sa carrure et sa présence, Karlsen restait quelqu’un de très fragile, tel un château de cartes. Faite tomber ne serait-ce qu’une petite planche cartonnée de la base de l’édifice factice, et tout s’écroule, inexorablement. La brume était ainsi, derrière son masque de froideur. Elle ne faisait qu’obéir à son instinct, après tout, se couper des autres pour mieux survivre. Parce que la vie, cette chose sachant être autant sombre que lumineuse, lui fait peur et l’effraie. Il en a déjà perdu une par le passé, pourquoi ce ne pourrait pas être à nouveau le cas ? L’inconnu terrorise, l’incertitude encore plus. Il fallut un petit instant à l’étranger avant de reprendre une respiration correcte.

Il pouvait sentir les battements de son cœur dans sa plaie, toujours davantage saignante et dont s’écoulait le précieux liquide de la vie. La neige sous lui commençait à se teindre de rouge à son tour. Il ne fallait pas rester là, et ceux pour plusieurs raisons. Premièrement, avec une température si négative, continuer à se tenir là sans rien faire d’autre que d’imiter désespérément les statues grecques revenait à signer soi-même son arrêt de mort. De plus, si les forces de l’ordre débarquaient maintenant, au pire moment qui soit qui plus est, il était probable de se retrouver dans la panade jusqu’au cou. Détaler était donc, définitivement, la meilleure chose à faire.

Sauf que. Le germanique venait juste de s’apercevoir qu’il n’était plus tout à fait seul face à ce mini monstre armé dangereusement. Une autre âme s’était égarée tout près de lui. Et d’après la fraction de seconde qui venait de s’écouler, il était visible que la même chose s’était reproduit une seconde fois et le pauvre bougre s’était vu être lacéré par le gosse avant que ce dernier ne prennent la fuite. Bon et bien, maintenant, il était deux dans le même bateau. Karlsen se demandait juste pourquoi cet inconnu – dont il avait entendu une phrase en italien s’il ne faisait pas erreur – lui était venu en aide. C’était bien l’une des rares fois que ceci était arrivé alors forcément, pas vraiment habituée, il fixa son « sauveur » avec de grands yeux bleus avant de se redresser de toute sa hauteur et décidé qu’il serait plus que temps de se trouver un abris au chaud pour soigner leurs blessures.

Un chuchotement lui parvint de derrière lui, dans l’obscurité de la ruelle. Tournant la tête, il vit que c’était encore ce fantôme d’adolescente qui, cette fois, à défaut de parler, lui indiquait un chemin avec sa main droite, de manière insistante. Bon, de toute manière, il n’avait rien à perdre à faire confiance à une personne morte, n’est-ce pas ? Et puis quel intérêt aurait-elle eut a lui mentir ? Ayant maintenant un pseudo plan pour la suite des évènements, l’immense européen se dirigeât vers son homologue et sans rien lui dire se saisit de son bras, en veillant à ne pas serrer trop fort non plus. Il était blessé aussi, et il fallait qu’il le suive s’il ne voulait pas mourir de froid comme un chien errant dans l’une de ces sordides ruelles.

Un éclat attira alors l’attention du Leone vers la neige à ses pieds. Se baissant et avançant son autre main dans la neige, il s’emparât d’une sorte de … bijou, qui avait dû appartenir au gamin sanguinaire. Sans doute cette chose était-elle tombée de son cou lorsqu’il s’était débattu contre le nouvel arrivant. Mais qu’importe, il aurait largement le temps d’y penser après tout. Entrainant ledit bougre vers les tréfonds de la ruelle, il se trouva bientôt dans une porte de métal, apparemment verrouillée. Qu’à cela ne tienne, il remerciât d’un signe de tête le spectre qui disparut en souriant et leva l’un de ses pieds en l’air avant de le rabattre puissamment vers la surface fermée par trois fois. Et voilà, la porte n’était plus fermée maintenant. Le loquet complétement défoncé par l’attaque de Karlsen ne pouvant plus maintenir les pans métalliques entre eux, il fut aisé de pénétrer à l’intérieur.

Il faisait sombre, mais ce n’était pas un problème pour le Dratvitz, il avait l’habitude de l’obscurité, ça ne le gênait pas plus que ça. En revanche, il se dépêcha de fermer les portes et de bloqué les poignées avec le manche de sa Walpurgis. Ainsi, ils pouvaient espérer avoir la paix un moment. Bon, le tout était de savoir maintenant ou se trouvait l’interrupteur. Après une petit minute de recherche infructueuse, le mafieux sentit sa boite animale vibrer à sa ceinture. Avant même qu’il n’ait le temps de faire quoi que ce soit, son orque s’évada de son cube dans un son strident. Il se demandait bien ce qu’elle pouvait manigancer dans cette épaisse obscurité. Mais il eut bien vite la réponse, Nihil avait compris ce qui était nécessaire à son maître, la lumière. Grace à son sonar, elle n’avait pas tardé à mettre le nez sur le bouton commandant les lumières de cet endroit et avait donc appuyé tout naturellement, laissant les néons et leurs fluorescences factices régner de nouveau sur les lieux. Fière de son fait, l’orque, maintenant parfaitement visible, revint vers son propriétaire qui la remit dans sa boîte.

Oups, maintenant qu’il y pensait, il n’avait pas eu le temps de masquer la présence de son animal aux yeux de l’autre jeune homme. Or cela représentait une preuve conséquente de l’existence de la mafia, secret qu’il fallait garder coute que coute pour éviter sa propagation. Certes, la tête de l’individu dont il était question n’était pas des plus catholique d’apparence, mais l’habit ne fait pas le moine, ça, Karlsen était très bien placé pour le savoir et l’affirmer. Et si c’était un simple touriste italien en promenade nocturne finalement ? Ceci voudrait dire qu’il s’agissait d’un civil. Et un civil n’a pas le droit d’être mit au courant des affaires de la Mafia.

Le germanique le scruta un instant du regard. Il n’allait pas devoir le tuer, tout de même… si ?

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MessageSujet: Re: {Quand l'enfance se teinte - Mission S avec Matthew Heavenrulers.}   Sam 24 Aoû - 20:59


J’ai mal…

Sans l’ombre d’un doute voilà une partie de ma mission qui ne figurera pas dans mon rapport. Qu’importe ce qui a fait de cet enfant un véritable monstre sanguinaire capable de trancher aussi aisément  la chair d’autrui. Il s’agirait très probablement de perdre toute crédibilité aux yeux de quiconque pourrait un jour poser ses yeux dessus. Or, il y en a une pour laquelle je refuse à tout prix de perdre le peu de crédibilité que je puisse avoir à ses yeux. Dans son cas, je ne veux pas que son œil valide se pose sur des mots tels que « blessé au couteau de boucher par un enfant de huit ans environs ».

Je n’ai d’ailleurs pas le droit de m’en plaindre. Même si la douleur me déchire littéralement, et que presser mon poing contre la plaie ne semble pas des plus efficace pour ralentir l’hémorragie. Ne l’ai-je pas toujours dit ? Non, cela serait mentir. Mais je l’ai toujours pensé : si c’est pour elle je serais capable d’endurer les pires souffrances, et même de renoncer à ma vie. Mon existence de perfection. Car à mes yeux elle est bien au-delà de la perfection elle-même. Elle est la fille que j’aime plus que tout au monde. Mon doux, délicieux, mais aussi cruel paradoxe. Une perfection à laquelle je voudrais m’accrocher, mais que pourtant jamais je ne pourrais atteindre…La beauté à l’état pure d’une…

…Pourquoi il me tire par le bras alors que je rêve de ma boss, lui ? Je reconnais qu’il fait les choses avec délicatesse malgré son effrayante carrure, et qu’il est probable que l’on meurt de froid à rester sur place dans un lieu aussi hostile climatiquement parlant –et surtout moi au vu de ma tenue vestimentaire simplette- mais tout de même, il y a des façons de faire ! N’est-il pas capable de prévenir, cette armoire à glace ? A croire que parler, c’est trop demander aux grosses brutes.

Pourtant, il prend le temps de se baisser pour ramasser un objet qui brille au sol…Juste ciel, à quel point ce type est-il désespéré, et bizarre ? C’est vrai quoi, quel genre de personne censée se promène dans les rues en masquant son visage, de toute façon ? Est-il assez laid pour préférer vivre sa vie de cette façon plutôt que d’exposer son faciès ? Il est vrai que tout le monde ne peut pas avoir ma chance…Et je dois reconnaitre qu’à sa place j’aurais été bien malheureux. Fort heureusement pour moi j’ai été béni de Dieu sur ce point dès ma naissance. Cela dit tout n’a pas été acquis par avance et je me suis efforcé de conserver ces si beau attraits physiques en m’occupant de mon corps comme de mon visage et de mon apparence tout entière.

Mais voilà que je m’égare alors que nous entrons dans une sorte d’entrepôt. Dont il avait ouvert la porte d’une façon barbare et sans charmes aucuns. J’aurais pu grimacer mais la situation pour ce pauvre mec me désespérait tellement pour ce pauvre mec que je n’en fis rien. C’était après tout son problème s’il avait décidé d’agir de la sorte, et s’il était vraiment ainsi dans la vie de tous les jours, ce n’était pas mon problème. Grand bien lui fasse si une vie où il faisait –très probablement-  fuir les filles lui convenait. Peut-être même que son truc, c’était plutôt les hommes…Mais je ne préférais pas y penser pour l’instant. Surtout enfermé dans un hangar sombre avec lui. D’ailleurs, était-il conscient que c’était mauvais pour la peau ? Non, probablement pas. C’était sans doute le dernier de ses soucis, à lui. Mais moi, j’y pense, à ma pauvre peau. Déjà que je suis blessé, je n’ai pas envie de rentrer en Italie avec une peau plus grasse ou quelques boutons en plus.

Mais soit, s’en plaindre n’arrangerais en rien ma situation et de toute façon, j’étais enfermé avec ce garçon, et beaucoup trop blessé pour chercher à partir et trouver un nouvel endroit ou me soigner. Même si je n’aurais pas dit non à une belle infirmière…Belle et pure comme un ange qui vient de descendre sur terre…Lumineuse comme…Une orque ?! C’est quoi ce délire, pourquoi ce mec a une boîte animale qui lui a permis de mettre un peu de lumière dans cet endroit sombre ? Je lâche un soupire qui éveille la douleur de ma plaie. Elle était vite retrouvée dans sa boîte, mais le fait était qu’elle était sortie de toute façon, et que je l’avais vu. Les choses pouvaient donc très facilement déraper. Dès l’instant où elles ne seraient pas prises en main. C’est pourquoi je décidais de mettre les choses au clair immédiatement.

Je me sers de ma flamme de la brume pour poser sur mon corps une illusion de blessure inexistante. Je ne pourrais pas la garder éternellement mais je ne suis pas capable de faire mieux sur l’instant. Suite à cela j’enflamme mon anneau pour faire sortir Lily de sa boîte. Le petit raton laveur sort alors de sa boîte et vient se poser sur mon épaule, comme elle a l’habitude de le faire.

« Je pense que nous sommes là pour les mêmes raisons. Voici ce que je te propose. La famille dont on vient n’a aucune importance. On n’en parle pas et on coopère jusqu’à la fin de l’enquête. Suite à ça chacun repars de son coté comme si de rien n’était. Qu’en dis-tu ? »

Je le regarde fixement, restant sur mes gardes. S’il faut qu’il ne soit pas d’accord avec moi alors soit, les choses peuvent s’envenimer à présent. Il est aussi blessé que moi, alors je pense que le combat sera équitable de toute façon. Et ma magnifique personne ne peut pas perdre la face lors d’un combat équitable, c’est ainsi. Non, je ne m’idéalise pas voyons, je suis réaliste voila tout.

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