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 Take a keyboard and write my girl.

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Sam Laitinen
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MessageSujet: Take a keyboard and write my girl.   Lun 5 Aoû - 21:00

PREMIER POST EXPLICATIF MAIS LA J'AI LA FLEMME.
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Sam Laitinen
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MessageSujet: Re: Take a keyboard and write my girl.   Lun 5 Aoû - 21:07

And Nothing Else Matters - (Inspiration Metallica)
https://www.youtube.com/watch?v=tqtaKkvCFaQ

Il marchait, lentement. Chacun de se pas paraissaient mesurés, mais il n’en était rien, en tout état de cause. Sa gorge était sèche et ses yeux écarquillés souffraient de leur sécheresse nouvelle, incapables de verser ne serait-ce qu’une larme supplémentaire. Pourtant, des sillons rouges sont gravés juste en dessous de ses agapes vertes.

Ça fait mal. C’est désagréable.

Il n’a pas l’habitude de pleurer. Non. Jamais. Il ne se souvenait même plus de la dernière fois que ça lui était arrivé, pour dire vrai. Il aurait d’ailleurs préféré que tout reste ainsi, sans bouger, comme cristallisé dans l’air du temps. Une sorte de lassitude avait posé ses griffes acérées sur son cœur et son âme, faisant brutalement ressurgir des douleurs dont il se serait volontiers passé.

Il en a plus qu’assez.


Groggy qu’il est par les noirs sentiments qui le colonisent peu à peu, en bataille féroce contre un mince espoir refusant de flancher malgré tout, il ne prête attention à rien d’autre autour de lui. Il devrait, mais il ne le fait pas. Ses pieds semblent se mouvoir instinctivement, guidés par une force qui lui échappe totalement. Sa tête lui tourne, il a perdu beaucoup de sang. De multiples déchirures sur ses vêtements appuient ce fait. Couvert de bleus et d’entailles, c’est à se demander comment il fait pour se tenir encore debout.

La raison est simple, il saigne sa volonté jusqu’à la toute fin. C’est tout ce qu’il peut faire, pour l’instant.

Il se sent tellement incapable, tellement misérable. Chacune de ses inspirations lui brûle les poumons, comme s’il respirait du feu. En réalité, l’air est chargé de poussières et de cendres diverses et variées, mais c’est surtout la fatigue qui transforme cette simple gêne en un tourment plus insidieux encore. Il en vient même à se demander, dans l’un de ses rares élans de lucidité, comment il s’y prend pour parvenir à rester si droit. Mais cette pensée s’étiole bien vite lorsqu’il redescend un peu sur terre et réalise une sombré vérité.

Il n’est pas tout seul. Il n’est plus tout seul. Quoi que.

Ses bras se resserrent un peu autour de leur prise, au maximum. Mais il est presque arrive à sa limite et ne peut plus fournir d’intenses efforts. Pourtant il voudrait. Il y met toute la bonne volonté qu’il peut réunir dans ce manque de lucidité. Il ne veut pas qu’elle disparaisse. Pas elle. Il estime avoir payé suffisamment cher sa survie pour devoir continuer à raquer comme un désespéré. L’entité portée par ses anses de muscles est inerte. De ce que l’on peut en apercevoir, son corps n’est pas mieux loti que celui de son transporteur au niveau des blessures. Son visage est livide, sans couleurs. C’en est terrifiant. Ses cheveux sombres sont souillés par le sang et la terre qui s’y sont mélangés perversement. Quelques gouttes d’un sang perlent de manière irrégulière sur le sol sale, venant y périr.

Il n’a jamais voulu ça. Non. Vraiment. Il ne pensait pas qu’en fonçant ainsi tête baissée, comme d’habitude, ce genre de choses se produirait. Sinon, jamais il n’aurait laissé son caractère impulsif prendre le dessus une nouvelle fois sur son self control. Ce n’est pas la première fois que ça lui arrive, en plus. La leçon n’ayant, apparemment, pas été apprise la première fois, il lui fallut un second apprentissage pour commencer à se remettre en question. Vraiment.

Son regard cherche sans réelle conviction une forme familière dans le lointain. A ce stade, il serait même heureux de trouver le plus antipathique des membres de sa faille mafieuse. Il désespère à mesure qu’il continue d’avancer. C’est une course contre la montre, contre la peur et sa jumelle terreur. Il voudrait parler, voir même hurler ce qu’il a sur le cœur, mais il n’y parvient pas. Tout reste bloqué dans sa gorge, emprisonné comme des moucherons dans une toile d’araignée gluante et neuve. Sa faiblesse l’énerve, mais il ne trouve rien à y redire pour l’instant, il y a plus important.

Il veut croire que tout ceci n’est pas qu’illusion. Il veut croire que la mince chaleur qu’il ressent de ce corps meurtri n’est pas dû qu’à son imagination. Il s’accroche à cette réalité qui lui glisse entre les doigts. Il s’éloigne d’une vérité dont il ne veut pas. Il tousse. Son œsophage est encombré, lui occasionnant des piques lancinants. Pourtant, il s’était promis de ne jamais abandonné. De ne jamais fuir. Que diraient ses deux frères sentimentaux s’ils le voyaient ainsi ? Il préfère ne pas y penser, pour dire l’entière vérité. La honte le submerge déjà suffisamment comme cela pour ne pas en rajouter une couche, volontairement.

Et enfin, après cette longue errance en territoire bâclé, il lui semble pouvoir se mettre à espérer, de nouveau. Ce sera éphémère, mais sans doute mieux que rien, n’est-ce pas ?
Au loin, à quelques mètres de lui environ, se tiennent deux silhouettes qu’il reconnaitrait entre mille malgré son absence de clarté mentale. La première est démesurément grande, toutefois, il n’a pas le cœur à lui balancer une vanne dans l’immédiat. Il ne parvient pas non plus à sourire mais sait très bien qu’on ne lui en tiendra pas rigueur. La seconde est plus petite et d’apparence plus fragile. D’apparence seulement. Bien vite elle emboite elle pas du présumé colosse, en séparant la distance qui les empêche encore de le serrer dans leurs bras de façon réconfortante … Même s’il n’était pas joué d’avance que le mastodonte aurait ainsi réagit.

Les deux s’arrêtent à trois mètres du blond. Leurs yeux trahissent l’horreur qu’ils ressentent de concert. La seule demoiselle valide n’arrive pas encore à pleurer. Elle essai déjà de comprendre ce qui se passe. Pourquoi tout a dérapé ? Pourquoi est-ce qu’elle les retrouvait tous les deux dans cet état pitoyable ? Pourquoi ? Tant de questions auxquelles il n’y avait pas encore de réponses. C’était frustrant.

Quoi que.

Rassemblant tout e qu’il lui reste d’énergie, l’anglais forme une phrase, hachurée par de nouveaux sanglots secs.

    « Je … J’arrive pas à la soigner, je … j’ai plus de flamme …. »

Et tout devint noir. Il s’évanouit ainsi, devant sa Boss et le Conseiller de la Brume, Karlsen. Le corps chétif de Sam roula alors dans la poussière que celui de Dylan créa lors de son contact avec le sol. Ramené sur le dos de son collègue de construction, il ne vit pas sa parraine ne plus pouvoir contenir ses larmes tandis qu’elle se hâtait de retourner au Quartier Général pour faire soigner sa Gardienne du Soleil, actuellement en très mauvais état.

Il avait réussi à revenir « chez-lui », à la maison. Mais pour combien de temps encore ?...
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