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 « La photo, c'est un instant saisi, le plus fort, le plus touchant, le plus douloureux. » ◘Nathan◘

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Fragment Fujita
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MessageSujet: « La photo, c'est un instant saisi, le plus fort, le plus touchant, le plus douloureux. » ◘Nathan◘   Mer 5 Déc - 21:27


Les nuages son magnifiques. Une œuvre d’art que l’on peint, que l’on efface et que l’on recommence à l’infini sur le fond d’une pureté couleur saphir. Un magnifique tableau dénué de toute monotonie que l’on peut contempler dès lors que l’envie nous prend, un tableau qui ne sera jamais identique deux fois. C’est là ce qui le rend si magnifique, si fascinant. Si attrayant…

Accoudée sur le rebord de la fenêtre de ma salle de classe, une fois de plus, je les contemple, ces morceaux de cotons blancs délicatement déposés sur le ciel. A mon cou pends mon appareil photo, mon bien le plus précieux. J’aurais aimé photographier ces scènes qui, toujours, m’absorbent dans des moments de rêveries dignes d’une enfant à la parfaite innocence. Hélas, les nuages sont trop éloignés pour donner suite à de belles photos avec le modèle d’appareil que je possède. Alors, rêveuse, je me contente d’y perdre mon regard, un sourire dessiné sur mes lèvres. C’est encore une magnifique journée qui se prépare, une journée parfaite pour aller prendre quelques clichés à la fin des cours. Encore indécise sur le lieu où aller exercer cette passion je me retourne à l’appel de mon nom et cherche du regard le propriétaire de cette voix masculine m’ayant interpelée.

Un des garçons du cours de droit me demande de fermer la fenêtre car les courants d’airs semblent l’agresser. Avec un sourire amusé, je m’exécute en me demandant comment il aurait pu faire pour résister en hiver s’il aurait été une fille…Car bien que je porte la jupe règlementaire de l’uniforme, j’aurais même plutôt tendance à avoir chaud dans cette immense salle de classe. Enfin, si c’est le cas d’autres élèves, ils n’auront qu’à s’arranger entre eux. Que cette fenêtre soit ouverte ou non, tant que je n’y suis pas accoudée pour contempler l’extérieur c’est un détail qui m’est bien égal. Je supporte aussi bien la chaleur que le froid, et même si ça n’aurait pas été le cas, je ne suis pas du genre à me plaindre de toute façon. Il n’y a rien de mieux pour attirer l’attention des autres sur soit, hors c’est là une chose que j’évite à tout prix…Au contraire de ma très chère binôme qui prend bien soin d’entrer en classe en claquant la porte alors que je m’étais décidée à m’installer.

Ayame Fujimura…Ma binôme, et bien malheureusement pour moi, une des personne les plus absentes qui soient. En toute franchise, il est même très rare de la voir en classe. Ma surprise se pose donc plutôt sur sa présence, et à l’heure, que dans l’humeur désastreuse dans lequel elle se trouve. Lorsqu’on apprend à la connaitre…On finit par comprendre qu’il est impossible de la voir de bonne humeur à la fac simplement parce qu’elle déteste les études et tout ce qui s’en rapproche. Impossible de comprendre donc ce qu’elle fiche à la fac…Bien que je doive admettre que malgré tout elle se débrouille bien mieux que la plupart d’entre nous pour tout ce qui est juridique…Et inversement pour tout ce qui est langue étrangère. Mais je n’ai eu l’honneur de sa présence en cours d’anglais qu’une fois depuis que nous suivons les mêmes cours alors peut-être que ce point c’est amélioré, qui sait ? C’est dommage…Les langues étrangères se font de plus en plus importantes de nos jours.

J’ignore pourquoi Ayame est si…étrange, et cela ne m’aurait jamais intéressé outre mesure –chacun peut bien vivre sa vie comme il l’entend- si nous n’avions pas à rendre un devoir commun à la fin de l’année. Non seulement il est quasiment impossible de la voir en cours, mais il est en plus impossible d’aborder ce sujet de conversation avec elle…Autant dire que j’avais un mal fou à trouver une solution à ce petit problème technique. Bien sûr, essayer de changer de partenaire de travail m’avait traversé l’esprit…Mais j’ai reçus un refus catégorique de notre professeur ; Ayame avait malgré tout du talent et j’étais la mieux placer pour la faire enfin travaillé, m’avait-elle confier. Sauf que je n’étais pas aussi confiante qu’elle à ce sujet…

Je soupire en sortant mes affaire alors que le dit professeur entre en classe et que ma binôme, qui se trouve aussi être ma voisine de classe, vient s’installer à côté de moi. Et ainsi commence de longue heure portant sur les différents types de doit que l’on peut trouver. J’ai bien essayé d’entamer la conversation avec Ayame, mais c’était définitivement peine perdue…Comment diable étais-je censée encouragée une fille à travailler alors que la dite fille vient en cours pour…Se limer les ongles ? Vraiment…Cette fille est une énigme…Avec toute ses absences je me demande pourquoi elle prend la peine de venir de temps en temps, si elle ne prend même pas une note ou deux, et n’écoute rien. Il me semble qu’elle avait défini la fac comme étant un « endroit sûr » lorsque je l’ai questionnée à ce sujet…Encore une fois je ne l’ai pas bien comprise. Je crois que c’est peine perdue de toute façon.

Avec un petit sourire amusé, je regarde ma voisine quitter sa chaise et se diriger précipitamment vers l’extérieur, comme elle le fait toujours. Souvent derrière arrivée –ce jour était d’ailleurs une exception à marquer d’une pierre blanche- elle n’en restait pas moins toujours la première sortie…Mais ce ne fût pas le cas aujourd’hui. Je rangeais mes affaires sous ses hurlements de contestation face à l’enseignant qui voulait lui parler. C’est également sous les timbres de sa voix, visiblement agacée que je quittais la salle, comme bien d’autres, me reposant la question du lieu où je pourrais m’attarder pour prendre quelques photos…Avec tout ça j’en avais totalement oublié ce point.

Rêvassant, je passais en revue les différents endroits valant la peine, ainsi que ceux auxquels je m’étais rendue récemment. Et plus je songeais à tout ça, plus je désespérais de voir que j’avais été exploré tous ces différents lieux plusieurs fois. Je soupire en quittant le bâtiment, bien que la petite brise fraiche me fasse un bien fou. Et l’espace d’un instant, je me suis figée à la vue d’un garçon que je n’avais jamais vu auparavant. J’en étais persuadée, je m’en serais souvenue, je pense, si je l’avais déjà croisé.

Il était grand, du moins bien plus que moi, et possédait une chevelure brune en bataille. Mais le plus étonnant chez ce garçon…C’était ses deux orbes dorés, contemplant les élèves qui sortaient en groupe. Sans doute attendait-il quelqu’un, je ne voyais pas d’autre raison qui l’aurait poussé à attendre ici…Mais pour une raison inconnue...Peut-être l’aura qu’il dégageait, il me fascinait, et m’intriguait un peu, aussi. Drôle de mystère sur lequel je n’arrivais pas à mettre le doigt…L’espace d’un instant sa présence m’a comme envouté. Puis le charme se brisa, d’un seul coup.

Et la raison de cette subite redescente sur terre était…le bruit que laisse entendre mon appareil lorsque je prends une photo. Et alors qu’il tournait la tête vers moi et que la honte et la gêne m’envahissaient je remarquais que je ne le voyais plus que par l’intermédiaire de mon objectif. Je viens de prendre un parfait inconnu en photo sans son autorisation…Et dans mon esprit il ne fait aucun doute qu’il va être furieux contre moi. Ce serait même légitime…Ce que je viens de faire, même si je l’ai fait sans m’en rendre compte –qui y croirais d’ailleurs…- n’est pas correct.

Mon cœur s’emballe, et, doucement, je baisse mon appareil et plonge mon regard azuré dans les orbes dorées…

Et voilà que mon monde s’écroule. Ou peut-être…Se reconstruit ?

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Nathan Snowslayers
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MessageSujet: Re: « La photo, c'est un instant saisi, le plus fort, le plus touchant, le plus douloureux. » ◘Nathan◘   Mer 5 Déc - 21:42

    « Oui Maman, ne t’inquiète pas je survie ! …. Hey ! Mais pour quoi tu me prends ! Dis-je en éclatant de rire à la réception des mots dans le combiné du téléphone Raaah, mais oui ! Je mange sainement et au moins trois fois par jour ! ….. Mais ! Évidemment que je me douche aussi ! Ajoutais-je, faussement outré, face à ses insinuations typiquement maternelles. Hum ? Oh tu dois déjà aller te coucher ? …….. WHAAAAAAAT ?! Il est deux heures du matin chez toi ?! Mais combien de temps on a passés au téléphone ?! …… Ah oui, vu comme ça c’est sûr que ça parait logique….. Bon, je vais te laisser aller dormir alors ! Bisous, je t’aime maman, prends soin de toi ! …. Oui pas de soucis, je te rappelle dès que possible ! »
Enfin, je raccrochais le téléphone qui m’avait bien chauffé l’oreille a force d’y être collé. En même temps, sortie d’une conversation de quatre heures d’affilées, il était tout de même rare qu’une oreille n’ai pas pris un ou deux degré minimum ! Mais je m’en fichais éperdument car je venais de conversé longuement avec ma mère, et Dieu ce que cela avait pu me manquer ! Entendre le son doux et délicat de sa voix, la faire rire malgré la distance qui nous sépare, se raconter nos journées et nos vies maintenant éloignées l’une de l’autre – bien sur je gardais secret mes activités mafieuses – et… parler anglais, ma langue, natale, tout simplement… C’était si agréable ! Cela me faisait un bien plus que fou pour être tout à fait honnête avec moi-même.

M’allongeant sur le dos tel un chat sur le lit de mon appartement de la capitale nippone, je souriais en laissant le soleil passer la barrière vitrée de ma fenêtre fermée, prenant place en joueur d’ombre avec les ombres projeté sur mon lit alors qu’il éclairait une partie de mon corps. Réveillé par l’appel imprévu de ma génitrice, je n’étais pas encore habillé et me trouvait donc présentement dans une tenue que l’on pourrait appeler « pyjama » ou encore « j’ai la flemme de bien m’habiller pour trainer chez moi alors je sors le bas de jogging troué ». A voir, j’use bien de ce deux définition, moi. Le torse dénudé, j’appréciais la finesse chaleureuse des rayons solaires qui léchaient le galbe de ma peau à leur merci.

Après tout, qui a dit que les Tempête ne supportaient pas de s’étendre pareillement, presque soumis aux bras invisibles de l’astre du jour ? Cette personne devait bien mal connaître les personnages de cette sorte alors. Moi-même qui suis porteur du flux de la destruction, je n’en reste pas moins friand de ce genre de pause offerte gratuitement par les éléments incontrôlables de mère nature.

Baillant de nouveau et pour la énième fois de la journée, c’est en voyant les cristaux liquides de mon réveil annoncer par affichage digital qu’il était déjà presque onze heures du matin que je me suis dit qu’il serait temps que je me bouge pour commencer vraiment la journée. Prendre l’air ne me ferait pas de mal. Aussi, c’est en me dirigeant vers ma salle de bain que je décidais du programme que j’allais suivre. Premièrement, aller au Quartier Général des Van Sidéris, ensuite trouver Ayame et après… nous verrons bien. Mais d’abord, comme je n’aime pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, je virais ma tenue de nuit sur le sol carrelé pour entrer dans ma cabine de douche, sous le jet d’eau tiède que je laissais à présent dévaler mon corps sans réserve aucune. Qu’il est bon de ressentir cette sensation après le « réveil ». Ma bonne humeur était déjà au beau fixe, et cette douche la faisait augmenter encore d’un cran. Cela me surprit moi-même d’ailleurs, d’être aussi zen et relaxé. Longtemps que ça ne m’était plus arrivé. Enfin bon, qu’importe, j’en profite et c’est tout. Je suppose que c’est le fait d’avoir entendu la voix de ma mère qui me met dans un tel état de bien-être. Tant mieux. Aujourd’hui sera donc une bonne journée, sans aucun doute possible !

Une fois lavé et séché, je me décide enfin a avalé quelque chose pour calmer mon estomac. Pauvre chose, avec l’indifférence que j’ai manifestée à son égard durant toute la conversation avec ma douce génitrice, il a dû pouvoir faire plusieurs fois l’aller-retour entre mes talons et sa place originelle ! Pas étonnant qu’il me tiraille maintenant... la marche à pieds ça creuse… Non mais… qu’est-ce que je raconte-moi encore ?! J’ai sérieusement besoin de m’aérer l’esprit c’est pas possible ! Vite vite un bol de céréales et du lait, que j’en termine avec cette corvée alimentaire.

Bref, reprenons. Après avoir englouti deux bols entiers – j’avais sous-estimé grandement ma faim-, je me suis attelé à faire la vaisselle, ranger cette dernière dans les placards spécifiques et enfin me brosser mes dents. Le tout en un temps record ! Ayame aurait été là je lui aurais demandé de m’applaudir tiens !... Bon je suis certain qu’elle ne l’aurait pas fait m’enfin j’ai bien le droit de rêver non ? …. Garder vos commentaires, bien sûr que si j’ai le droit de rêver ! Mauvaises langues va…

Après avoir choisi une tenue pour la journée, qui se résumait maintenant à une demi-journée, puisque n’ayant pas vu passé l’heure, je me rendis compte trop tard que treize heures venait de sonner, je sortais de chez moi, jeans noir sur les jambes et chemise à carreau rouge ouverte sur un t-shirt blanc sur mon dos. Une paire de lunette de soleil, présente plus en tant qu’accessoire qu’autre chose trônait au-dessus de ma tête, partiellement enfouie dans ma tignasse châtain. Parfois je me dis que je devrais sérieusement faire quelque chose pour mes cheveux, comme les couper un peu plus court de temps en temps… mais rien à faire, dès que je me retrouve devant la glace avec une paire de ciseau dans une main et une mèche de cheveux dans l’autre, je n’arrive pas à me résoudre a les trancher… impossible… par manque de motivation, sans doute ?
    « Mais tu es très beau comme ça mon Nathan ! »
Non, enfaite la vrai raison je la connaissais… C’était surtout parce que le dernier commentaire de ma mère par rapport à ma chevelure me revient tout juste en mémoire et je crois qu’inconsciemment, je ne veux pas me retrouver avec une image différente de celle qu’elle garde de moi. Déjà que lui cacher ma vraie nature est une épreuve en soit, si c’est pour devoir supporter un visage que je ne considérerais pas comme le mien en plus de ça, pas question.

Enfin bon, je parvenais enfin au QG ou je me fis sèchement rembarrer par Zéphir lorsque je suis allé lui demander nonchalamment ou était le Nuage. « En cours ! Uniquement pour m’embêter ! » M’avait-il répondu alors que, sourire aux lèvres, je quittais la pièce sans même chercher à compatir au sort de cet imbécile fini. J’adorais emmerder ce mec plus que nécessaire et lorsqu’Ayame le faisait à ma place, j’étais doublement ravi. Autant lorsque c’est moi qui l’ennui ça ne semble pas le toucher, autant lorsque c’est son bras droit qui parle, là il est dans tous ses états.

Et hop, encore une dose pour ma bonne humeur journalière ! A ce rythme, j’allais finir par pouvoir sourire jusqu'à la fin de la semaine si ça continuait sur cette lancée ! Mes pas me guidèrent jusqu'à la Fac ou la demoiselle que je cherchais prenait des cours divers. Je savais maintenant que je la trouverais là, c’était obligatoire. D’ailleurs, j’arrivais apparemment pile à la fin de premières heures puisqu’une foule d’élèves s’évadait déjà des bâtiments. Me postant à l’entrée, je scrutais avec application chaque visage passant à ma portée, espérant reconnaître bien vite celui d’Ayame. Étrange… habituellement, elle est toujours dans le peloton de tête, voir souvent sortie la première de cet endroit, aussi je me demande ce qui peut bien la retenir. Un professeur ? Possible... A moins que je ne l’ai loupé… Et ça j’espérais bien que non car ma flemme de faire demi-tour tout seul m’aurait achevé sur place je crois.

Clic

Un son fin mais bel et bien présent frappa à l’ instant mon instinct de Traqueur. Je tournais vivement la tête vers l’épicentre de ce bruit, sourcils froncés par réflexe pour me retrouver confronté à une demoiselle qui, appareil photo en mains, capturait sans doute quelques scène du panorama perçu depuis son point de vue. Ouf, tout va bien, fausse alerte. Je me détends et lui offre l’un de mes plus beaux sourires. Elle semble effrayée… est-ce ma faute ? J’ose bien espérer que non ! Un éclair de génie me traverse alors et je m’empresse d’aller rejoindre cette fameuse jeune femme qui s’avère, au demeurant très mignonne pour finalement lui poser une seule et unique question :
    « Bonjour, est-ce que par hasard vous connaitriez une certaine Fujimura Ayame ? »
Aie, aie, aie ! Même moi mon accent britannique me fais mal aux oreilles ! Et puis cette façon de m’adresser à elle sans se présenter ni rien ?!... Le soleil m’a-t-il trop tapé sur la tête ?

Pourquoi… à cet instant précis je me sentais on ne peut mieux… ?



In this world you tried
Not leaving me alone behind
There's no other way
I'll pray to the gods: let him stay

The memories ease the pain inside
Now I know why

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MessageSujet: Re: « La photo, c'est un instant saisi, le plus fort, le plus touchant, le plus douloureux. » ◘Nathan◘   Mer 5 Déc - 21:52

Je n’avais jamais vu des yeux aussi beaux de toute ma vie, je crois. Est-ce le soleil qui donne des reflets dorés à un regard d’ambre clair, ou ses orbes sont-elles véritablement d’une magnifique teinte dorée ? La première solution me semblait plus probable, la seconde plus réaliste. Mais l’important ne se trouvait pas alors dans la couleur de ses yeux, mais bel et bien dans l’expression qui luisait à l’intérieur. Je m’étais attendue à y lire de la colère, au mieux. Au lieu de ça, si je n’arrivais pas encore à définir son ressenti au travers de son regard, j’étais sure que ce n’était pas cette haine à laquelle je m’étais attendue…C’est le genre de regard sur lequel on ne peut pas se tromper, après tout. Ce genre de regard qui nous glace le sang…Ou alors peut-être qu’il n’y a que les regards énervés d’Ayame qui sont comme ça ? Il faut bien admettre que même de bonne humeur, parfois, cette fille est effrayante…

D’ailleurs, il est étonnant que je n’aie jamais eu aucuns soucis avec elle. Après tout je l’exaspère, ma chère binôme, à essayer de la faire travailler sur ce projet en droit…Et elle s’est énervée sur beaucoup pour bien moins que ça. Or, moi, mis à part lorsqu’elle m’ordonne presque de la lâcher avec ça pour m’ignorer par la suite pour le reste de la journée à chaque fois que j’aborde ce sujet, on ne peut pas vraiment dire que j’ai pu subir sa colère…Contrairement à d’autres qui ont eu le droit à des hurlements bien dignes d’elle. Il me semble qu’il y en a un qui n’est jamais revenu en cours, d’ailleurs. Je me demande s’il a changé de filière ou s’il s’est simplement décidé à arrêter les études…

D’un autre coté lorsque l’une des mieux classées de la promo –alors qu’elle ne vient jamais en cours- balance à un mec qui a du mal à s’en sortir avec les cours qu’il n’est qu’un déchet inutile qui rendrait bien plus service à la société futur en mourant qu’en essayant de se débattre dans quelque chose qui ne lui réussira jamais…Je crois que je peux comprendre un peu son découragement. En plus si je ne me trompe pas ce garçon était amoureux de notre cher prodige…Le pauvre, peut-être devrais-je l’appeler pour prendre de ses nouvelles, un peu plus tard ? C’est quand même dommage d’en arriver là pour une seule personne.

Mais m’égarer sur ce sujet n’est pas une bonne idée…Encore moins lorsque je me retrouve face à un garçon que je viens de prendre en photo. Je n’arrivais pas à détacher mon regard de le lui, et ce même lorsqu’il a posé ses orbes dorées sur moi. Et si je m’attendais à un regard haineux de sa part dès l’instant ou j’avais appuyé sur le petit bouton de mon appareil photo, la dernière chose que j’aurais cru recevoir de sa part était un sourire…Pourtant c’était bel et bien ce qu’il m’offrait à peine m’avait-il regardé. Sans trop comprendre les raisons la poussant à m’offrir un tel sourire je suis restée là, me sentant un peu bête, à le regarder alors qu’il me sourit…

J’aurais presque l’air d’une collégienne en bug parce que le garçon qui lui plait vient de lui sourire…Sauf que je suis à la fac et que ce garçon ne…Bon d’accord il faut tout de même reconnaître que physiquement, maintenant que mon monstrueux cerveau soulève la question, il me plait un peu…Mais les choses s’arrêtent là. Contrairement à la plupart des filles, je ne m’arrête pas au physique…C’est n’est pas parce qu’il est beau qu’il est gentil, après tout. Bien qu’il semble agréable ; pourquoi m’aurait-il sourit sinon ?

Il m’a semblé qu’enfin, il allait partir mais…c’est bel et bien devant moi qu’il s’est arrêté. Et je n’ai guère eu le temps de me demander ce qu’il pouvait bien me vouloir –et donc de stresser en m’imaginant que finalement il m’en voulait peut-être pour la photo- qu’il me demandait si je connaissais Ayame avec un accent britannique qui me fit immédiatement sourire, un peu amusée. Un étranger. D’un autre côté, cela se voyait assez bien à son physique, qu’il n’était pas japonais d’origine…Mais après tout rien n’empêchait qu’il aurait pu naitre au japon de parents britanniques…Bien que cela sonnait tout de même assez étrange je dois dire.
    « Ayame-chan ? »
Polie, je lui rendais son sourire, et posais mon regard sur les fenêtres de notre salle de classe pour joindre les gestes à ma prise de parole prochaine. Ainsi, c’était un ami d’Ayame…Cela ne m’étonne pas dans un sens, je n’aurais su l’expliquer, mais ces deux-là dégageaient en quelque sorte la même aura inspirant la crainte…A la différence que pour ce garçon, cela c’était estompé dès lors qu’il m’avait souri…Lorsqu’Ayame souriait…Elle n’en devenait étrangement que plus effrayante et plus intimidante.
    « Elle est encore en classe…Notre professeur de droit avait à lui parler. »
Sans doute de ses absences d’ailleurs…Mais je n’allais pas m’étaler sur la vie scolaire de ma binôme avec un garçon que je ne connaissais même pas…Bien que je ne savais trop que faire à présent que j’avais répondu à sa question…Le laisser attendre Ayame tout seul, ou lui tenir compagnie le temps qu’elle sorte ? Car bien que l’idée de le laisser seul me semblait un peu déplacé…L’idée de rester en compagnie de quelqu’un que je ne connais pas et qui ne me connait pas ne me semblait pas spécialement plus courtoise…Dans un sens c’était un peu comme imposer ma présence. Après…S’il s’agissait d’un étranger il ne se sentait peut-être pas spécialement à l’aise au milieu d’une fac dans un pays qui n’était pas le sien…Raah, pourquoi est-ce que cette fin de journée doit prendre une tournure aussi étrange, d’abord ?

J’ose espérer que les choses ne continuerons pas dans ce sens-là et qu’en rentrant ma mère ne sera pas encore en pleine crise…Parce que…Je n’aime pas la savoir malade, c’est vrai, mais ça je n’y pourrais plus jamais rien…Mais encore au-delà de ça…J’en ai assez de cette douleur lorsque ma mère n’est pas capable de me reconnaître. Heureusement encore que cela n’arrive pas avec papa…C’est déjà une bonne chose en soit. Ah…Mais à quoi je pense, moi ? Il faut que je me sorte ça de la tête, surtout lorsque je ne suis pas seule ! Reprend toi, Fragment, reprends-toi ! Il ne faudrait pas que l’on se rende compte de quoi que ce soit un jour. C’est une problème qui ne regarde que moi, après tout.

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Nathan Snowslayers
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MessageSujet: Re: « La photo, c'est un instant saisi, le plus fort, le plus touchant, le plus douloureux. » ◘Nathan◘   Mer 5 Déc - 22:02

Nice to meet you. ?

Il était rare que j’arrive à sourire spontanément alors que mes sens de Traqueur étaient parfaitement éveillés. Sans doute devais-je être on ne peut plus détendu pour parvenir à un tel miracle – et le terme n’est en aucun cas trop fort, je peux l’assurer.

Certes, je ne suis pas quelqu’un de spécialement associable, bien que j’aime tout particulièrement ma Tranquillité et que j’ai manqué de l’être durant ma période adolescente. Mais tous ces mauvais souvenirs sont parties intégrantes du passé. Oui, ils restent en moi et ont contribué à faire de moi celui que je suis aujourd’hui. Mais même. Je ne suis plus comme ça. J’ai appris une leçon de vie qui arrive à bon nombre de jeunes gens, à la différence que contrairement à la plupart, moi j’ai su en tirer bénéfice. Je me suis tout simplement accepté.

Je suis un monstre, ça personne ne me le retirera. Qui peut seulement essayer de quémander un statue d’être humain alors qu’il est constamment poursuivit par un mal qui peut faire surface à tout moment avec un besoin viscéral ; Celui de tuer. Mettre un terme à une vie, ça me détends. Il se peut que je sois classé dans la liste des criminels les plus glauques si tant est qu’elle existe. Par chez moi je ne chassais que les prostituées car je ne supporte pas leurs manières. Vendre son corps, c’est comme bafouer ce que la Nature – j’allais dire Dieu mais venant de moi ce serait franchement mal venu- nous a offert à la naissance. Tout ça pour quelques billets verts. Brrr, rien que d’y penser j’en ai des frissons révulsant.

Je dois me calmer, car d’une part je ne suis pas seul et d’autre part je n’ai pas à céder ainsi à mes pulsions à la manière d’un animal sauvage que je ne suis pas. Je dois savoir me contrôler un minimum, exactement comme je le fais devant ma mère, pour qu’elle soit tranquille et ne se doute de rien. Ah bah, justement, penser à ma mère refroidit les ardeurs de mes instincts immédiatement. Tant mieux. J’aime énormément ma mère, et ce n’est pas une plaisanterie. Nul lien avec un quelconque complexe d’Œdipe, non pitié évitons les banalités. C’est juste que jusqu'à présent, elle est la seule « civile » à avoir eu confiance en moi malgré tout ce qui nous est arrivé. Peu probable qu’une autre âme innocente comme la sienne soit capable d’un tel sens du pardon pour un démon tel de moi d’ailleurs, voici pourquoi je l’aime autant, sans doute.

Mais me perdre dans mes élucubrations maintenant est une très mauvaise idée. Il serait tout sauf correct de faire comme si j’ignorais ces dires alors qu’elle me renseigne gentiment sur Ayame…. Chan ? Je bug un instant sans bien comprendre le pourquoi du comment d’une telle appellation. Puis je me souviens que c’est une sorte de coutume typique du continent japonais. Rajouter un « chan » derrière les filles et… rah zut, je ne me souviens plus de celui attribué aux garçons. Vraiment, moi et ma mémoire ! Je ne m’étonne plus vraiment que la Nuage Van Sidèris pète parfois presque les plombs en continuant à me faire avaler sa langue natale pour que je la maîtrise au mieux. En même temps ce n’est pas vraiment de ma faute ! Ce dialecte est difficile ! Qu’est-ce que j’y peux après tout si ce n’est pas aussi simple qu’en occident après tout ?! Rien ! Et bien voilà, je suis disculpé d’office !

Bref, passons. J’apprends que mon … « amie »…- Oui bon ne partons pas sur un autre débat maintenant, je verrais pour me pencher sur cette question plus tard – se trouve être encore en classe avec le professeur chargé de lui faire cours à la dernière heure. Tant pis, je vais l’attendre un peu, ça ne me tuera pas je pense. Du moins je n’ai jamais entendu quelqu’un dire qu’une tierce personne était morte d’attente aux pieds d’un bâtiment universitaire. En soit, je peux donc patienter et la raccompagnée au Quartier Général ou elle loge, ou faire un tour dans les quartiers de Tokyo qu’elle ne m’a pas encore montré – quoi que mes pieds ont encore un peu mal de la dernière séance « tourisme » qui se transforma vite pour la belle en activité « shopping » avec la carte bleue de Zéphyr. Rien que pour ça j’avais accepté de l’accompagner en fin de compte. Et nous avions bien rit ensemble ce jour-là. – même s’il y a statistiquement une chance sur deux qu’elle veuille venir squatter chez moi et s’affaler sur mon canapé en dévorant un pot de glace chocolatée tout en répétant sans cesse qu’elle voulait tuer untel untel et untel.

Je verrais bien de quelle humeur elle serra en sortant de cette Faculté. En même temps je ne peux pas prétendre vouloir la défendre sur un sujet ou elle n’est pas vraiment défendable. Je présume que si le professeur veut lui parler, c’est au sujet de son absentéisme flagrant donc bon, on ne peut rien y faire. Moi-même j’ai été surpris de savoir qu’elle avait une activité en dehors de sa vie de Mafieuse. En tout et pour tout, depuis mon arrivée sur le territoire Nippon, j’ai dû la voir aller en cours une dizaine de fois au maximum, ce qui n’est pas bien lourd sur la balance. D’autant plus lorsqu’on sait que majoritairement, elle y allait pour ne pas avoir à supporter son « Boss ». Quoi qu’il en soit, je me demande encore comment elle est en mesure de ramener de si bonnes notes à ses partiels alors qu’elle met les pieds une fois de temps en temps a son université, lorsque l’envie lui prends soudainement. Une pratique occulte mêlant poule et Nutella ? Peut-être bien, la connaissant… Mais je n’irais pas m’essayer à lui demander, pas tout de suite du moins.

Reprenant le cours de mes pensées et les fixant de nouveau sur la silhouette de ma charmante interlocutrice – je n’avais pas remarqué à quel point elle était mignonne avant ! – je lui offre un nouveau sourire tout ce qu’il y a de plus sincère et me dis que quitte à attendre, autant ne pas le faire seul ! Enfin… Si la jeune fille ne prends pas ses jambes à son coups car on m’a déjà dit que je faisais peur et que les jeunes demoiselles japonaises n’était pas du tout du même acabit que les européennes. Je constaterais si oui ou non c’est le cas, et si je m’en sors sans une baffe cinglante sur la joue, j’estimerais m’en sortir chanceux ! Même si la demoiselle ne parait pas d’une nature violente, on ne sait jamais, sous ses airs d’agneaux elle pourrait très bien dissimuler un tigre !... ou un loup ? Je ne me souviens plus très bien non plus de l’adage français à ce sujet. Bon, j’ai intérêt à dormir cette nuit si je veux récupérer toutes mes facultés mentales et arrêter d’oublier encore et encore, même s’il ne s’agit que de petits détails. Mine de rien ça suffit à m’énerver un peu.
    « Arigatô ! Je vais l’attendre un peu alors… »
Je ne finis pas ma phrase, une bonne odeur de pâtisserie m’en empêche. Elle émane de l’intérieur du bâtiment. Une cafétéria ? Sans doute. Dans un lieu tel que celui-ci, à part une cafétéria ou un petit stand je ne vois rien qui soit plus plausible. Je n’ai jamais été d’une nature gourmande, mais je ne crache pas sur une petite douceur de temps à autres, et puis patienter autour d’une boisson chaude ou une gourmandise est toujours plus agréable, non ? Aussi, je me retourne vers la jolie brune et termine ma phrase, tout sourire une nouvelle fois ;
    « Dis-moi, que dirais-tu d’attendre un peu avec moi autour d’une tassé de thé, de café ou autre ? »
Voici un moyen come un autre de lier connaissance. Enfin, en tout cas c’est comme cela que je m’y serrais pris en Angleterre, bien que jamais ô grand jamais une quelconque pensée rose n’ai traversé mon esprit – pas comme un certain autre britannique que je connais bien, mais je tairais le nom. C’était en tout bien tout honneur.
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MessageSujet: Re: « La photo, c'est un instant saisi, le plus fort, le plus touchant, le plus douloureux. » ◘Nathan◘   Mer 5 Déc - 22:13

Je me suis souvent demandé si les choses auraient pu être différentes. Si cet « accident » aurait pu ne jamais se produire, et si mes vie et mes choix en auraient étés bouleversés. Dans le fond, peut-être que si ma vie aurait été différente, si elle n’avait pas tourné au drame du jour au lendemain, peut-être que je ne me serais pas tournée vers le droit. Peut-être que je ne ressentirais pas ce besoin d’appartenir à une justice qui ne serait pas corrompue par l’argent, ou que sais-je encore.

Mais, dans le fond, peut-on réellement souhaiter changer le cours des choses ? Si c’était à refaire, changerait-on vraiment le cours des évènements ? Je ne le pense pas. Après tout, même si on a tous notre lot de malheurs, nous avons tous également des bons moments qui ensoleillent notre vie. Des souvenirs gorgés de rires, et bonne humeur…Des rencontre pour lesquelles nous sommes prêts à vivre à nouveau les horreurs que nous avions connus, parce qu’elles en valent la peine. Parce que ces maux de son rien, comparés au bonheur que nous procure leur compagnie, les mots échangés avec eux, ou même simplement le fait de savoir que désormais, au moindre problème, elles seront là.

J’ai toujours pensé comme ça, malgré tout, avant ce jour, je pense que j’aurais volontiers tenté de faire quelque chose pour la boutique de mes parents, pour ma mère…Contre cet homme qui s’en est sorti un peu trop facilement à mon gout. Mais alors, quel chemin va vie aurait-elle suivie ? Sans doute me serais-je penchée davantage vers la photographie que vers le droit. Toute ma vie d’étudiante aurait été différente ; je ne serais jamais entrée dans cet faculté de droit, je n’aurais jamais été la binôme d’Ayame, je ne l’aurais même jamais connue, et, de ce fait, je n’aurais jamais rencontré ce garçon qui se tenais à mes côtés en cet instant. Et, même si je l’ignorais encore, pour lui, l’idée de vivre une vie différente semblait entièrement exclus de mes possibilités. Parce que ce garçon à l’accent britannique deviendrait plus important que quiconque à mes yeux. Et dire que je l’avais rencontré en sortant de cours, parce qu’il attendait Ayame, qui était retenue par notre professeur de droit. Comme quoi, il suffit vraiment d’un rien pour faire la plus belle des rencontres qui soi.

Mais, encore une fois je me laisse bercée par le cours de mes pensées alors que je ne le devrais pas. C’est étrange, habituellement je ne me laisse pas facilement distraire, même si je ne pense pas que ce garçon ait encore besoin de moi, puisqu’il a eu les informations qu’il voulait avoir sur Ayame. Ce n’est pas comme s’il avait autre chose à faire qu’attendre à présent…Bien que, je le conçois, attendre seul n’est pas tout ce qu’il y a de réjouissant. Cela dit, je me voyais mal le lui proposer. Peut-être était-ce parce que j’étais un peu timide sur les bords, mais je trouvais l’idée assez étrange. Après tout non seulement je ne le connaissais pas mais en plus il était l’ami de ma binôme. Et connaissant Ayame je m’en sortirais fort bien elle ne faisait davantage que se poser des questions sur le petit jeu auquel je joue. Après tout, je les supposais amis, mais qui me disait que ce n’était pas davantage que cela ? Qui me disait qu’ils n’étaient pas ensemble ? J’avais très sincèrement assez de problème comme ça pour en plus avoir une Ayame furax contre moi sur le dos…Aussi, je m’apprêtais à tourner les talons et à rentrer chez moi alors qu’il me remerciait en ajoutant qu’il l’attendrait. Seulement, je fus bloquée dans mon élan alors qu’il me proposait d’attendre avec lui autour d’une tasse de café, ou de thé, ou…Autre chose encore.

Spontanément, face à sa demande, je souris. Non pas seulement question de politesse, mais également histoire d’être un minimum agréable, je suppose. Et aussi pour que la chose soit clair, sans doute. Pour qu’il comprenne bien que la réponse que j’allais lui donner était donnée de façon sincère, et que je ne me forçais en rien à rester en sa compagnie le temps que le professeur en ai fini avec Ayame….Ou qu’elle en ait finit avec le professeur. Tout dépend de la façon dont on voit les choses, après tout. Quand on la connait, plus rien ne nous étonne, venant d’elle.
    « Avec plaisir. »
C’est ainsi, gardant mon sourire, que je l’avais conduit jusqu’à la cafeteria de la fac. L’endroit n’était certes pas très grand, mais les bonnes odeurs des diverses pâtisseries et des boissons chaudes rendait l’endroit attirant à des mètres à la ronde, et puis, il fallait bien l’avouer, l’endroit était malgré tout bien agencé, confortable, et relativement assez calme. Il n’y avait ici que des élèves sérieux, après tout. Pas comme dans les niveaux inférieurs dans lesquels on trouvait toujours un ou deux rebelles qui ne sont là que pour faire leurs intéressants. Un petit coin tranquille, loin des cours, ou des problèmes que l’on peut avoir. Un coin ou je venais, en ce sens, assez souvent, lorsque les choses n’étaient pas vraiment au mieux avec ma mère à la maison. Un petit foyer convivial dans lequel on se sent immédiatement bien…Je ne doutais pas que l’endroit plairait à l’ami d’Ayame. Il ne me fallut, d’ailleurs, pas davantage que quelques pas, pour que le gérant ne m’adresse la parole, tant il commençait à me connaitre, à force.
    « Oh, Fragment ! Tu nous ramènes enfin un garçon ? Je te sers comme d’habitude ? »
    « C’est un ami d’Ayame. » répondis-je avec un petit sourire agacé à sa pique. « Oui s’il te plait et…Qu’est-ce que tu veux ? »
Je tournais la tête vers la connaissance d’Ayame et ponctuais mon interrogation d’un sourire. Quelle idiote, j’aurais peut-être dû penser à lui poser la question avant ! Non pas qu’il n’était pas capable de le demander lui-même mais…Les choses auraient été plus correctes ainsi. C’était ce que je me disais alors que pourtant j’en avais oublié encore le plus important ; lui demander son nom. On ne change pas. Lorsqu’on est maladroite avec nos rencontres, on le reste toujours…

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MessageSujet: Re: « La photo, c'est un instant saisi, le plus fort, le plus touchant, le plus douloureux. » ◘Nathan◘   Sam 29 Déc - 23:16

Qu’est-ce qui déterminent les rencontres de tout à chacun ? Je m’étais bien souvent posé cette question par le passé, sans pour autant parvenir à trouver une réponse appropriée. Le destin est-il seul maître à bord de ce grand navire des contacts tantôt furtifs tantôt soignés ? Ou n’est-ce là que l’expression de la mauvaise foi humaine, de tout émettre sur le dos d’une entité invisible et imaginaire, histoire d’avoir la conscience tranquille une bonne foi pour toute ? Tout était si abstrait et net à la fois que j’en aurais presque eut le tournis, d’ailleurs. Après tout, si je regarde bien ma vie actuelle, il n’est pas difficile de dresser un premier constat de ce que j’ai vécu ici. A bien y regarder, en toute logique, des personnes comme Ayame et moi n’auraient même pas dû un jour croiser la route de l’autre, pour le bien de l’humanité, sans doute. Moi le tueur compulsif, elle la sadique insensible, rien ne nous rapprochait, pas même notre façon de tuer. Quoi que. C’est peut-être par ce manque de points communs que finalement, nous sommes devenus si bons amis avec le temps. Voilà un bon sujet pour philosopher tiens, je le lui proposerais… un jour peut-être…
lorsqu’elle ne sera pas prise de potentielles envies de meurtres envers la planète entière, moi compris.

Je n’avais encore jamais rencontré ses professeurs, mais je connaissais un peu Ayame maintenant, elle avait une sainte horreur qu’on la contrarie ou qu’on lui fasse perdre son temps. Et être convoquée de la sorte, si pour elle ce n’était pas une perte de temps, alors c’est que je n’avais pas réussie à la cerner si bien que ça, en définitive.

Mais passons ! Car après tout, à force de me perdre dans mes pensées, je finissais par en oublier mes bonnes manières de gentleman britannique digne de ce nom. En attendant ma très chère camarade mafieuse, je distillais un peu de mon temps libre en compagnie de cette japonaise, qui avait eu la très agréable gentillesse de me renseigner alors que rien ne l’y obligeait. Elle avait l’air gentille, et pour la première fois depuis longtemps, c’est bien la première personne que je rencontre et avec qui je passe plus de cinq minutes d’affilées qui ne soit pas enrobée d’une aura sombre, soupirant le sang, le meurtre et la noirceur. Dans un sens, en ne retenant que les très grande ligne, elle est un peu comme ma mère, une belle innocence que l’on ne veut pas trop approcher lorsque l’on est comme moi, un être hors norme, mais qui ne fascine en même temps.

Oui, je peux le dire, cette étudiante commençait à me fasciner. J’ignorais la raison de tout cela, mais après tout, pourquoi pas ? Ca me changeait d’air et force est de constater que ça me fait le plus grand bien. Voici bien trop longtemps que je ne suis pas retourné chez moi, dans ma très chère banlieue londonienne. Et ça me manque, de ne plus sentir auprès de moi la présence rassurante et immaculée de ma chère maman. Alors, de ressentir un peu la même chose auprès de cette personne assagit mes pulsions et me donne envie de profiter un peu de l’instant présent. J’ai bien envie d’être égoïste, tiens. Ça m’aiderait peut-être à me sentir davantage intégré ici, après tout. Et puis, qui ne tente rien n’as rien comme le dis si bien ce proverbe français. Je me résous donc à laisser parler mon instinct secondaire, autre que celui qui me sert d’ordinaire à traquer mes proies et mettre un terme à la vie de mes victimes. Histoire de varier un peu les plaisir, aujourd’hui, je voulais agir comme si j’étais quelqu’un de normal. J’aviserais ensuite pour dire si c’était ou non une bonne idée.

Suivant docilement la camarade du Nuage, je me rends compte seulement maintenant que je ne me suis même pas présenté en bon et due forme. Quel idiot ! En plus, Zephir m’avait dit que les asiatiques étaient très à cheval sur les règles de politesses lors des rencontres. Mince, c’était bien ma veine de me rappeler de ça bien après l’entrée en matière ! Mais bon, il faut bien dire aussi que les discours du « Boss », sont bien loin de m’intéresser ne serait-ce qu’un peu. Alors dans un sens je suis à moitié pardonné, non ? Ou pas. Mais bref, mieux vaut ne pas entamer un combat intellectuel pour le moment, ce n’est pas ce qu’il y a de plus approprié vu le contexte dans lequel je me retrouve plongé un peu malgré moi. J’espère juste ne pas l’avoir vexée outre mesure. J’aurais eu l’air fin, tiens.

Nous arrivons peu après dans l’enceinte d’une grande et belle cafétéria qui me rappelaient un peu celle de mon ancien lycée. Une petite bouffée de nostalgie m’envahit alors, me rappelant tous ces bons souvenirs que je garde de ma période scolaire. Bon, cet épisode de ma vie n’est pas non plus très rose, mais au moins, pendant un temps j’avais eu l’impression d’y avoir trouvé un frère, même si nous étions clairement tous les deux aux Antipodes l’un de l’autre. Là encore, peut-être que ce sont ces différences qui nous avaient rapprochés, à l’époque. Peut-être qu’au final, je ne suis attirée que par les personnes diamétralement opposées à ce que je suis. Je souris un peu à cette pensée avant de me concentrer sur les dires d’une tierce personne qui semble gênée un peu ma guide du moment.

Puis je croise enfin son regard et mon sourire redouble. Elle me demande ce que je veux déguster et je ne mets pas longtemps à lui répondre, en tâchant de rattraper ma pseudo gaffe de tout à l’heure.
    « Je vais prendre un thé à la menthe si possible. Oh et euh... C’est moi qui t’invite ! »
Pitié, pourvu que je ne sois pas en train de revisiter le cliché du type lourd à souhait essayant à tout prix de ramener une fille chez lui ! Primo, c’est dégradant pour l’image que je me fais de moi-même et secundo ce n’était absolument pas le cas ! Inspirant un bon coup, je prends alors place sur une chaise de ce réfectoire et, tout en la regardant franchement, finis enfin par décliner mon identité, cachée tout ce temps :
    « Au fait, je suis désolé mais je ne me suis même pas présenter correctement ! Je m’appelle Nathan Snowslayers. Et toi, si ce n’est pas indiscret ? »
Bon… Difficile de faire plus carpette que ça mon bon vieux Nathan. Il n’y avait plus qu’à prier pour qu’elle ne se fiche pas de ma tronche maintenant. En plu avec mon horrible accent et ma prononciation a hacher au couteau de cuisine, mon nom était passé de Nathan Snowslayers à Natan Sunosulayeuro. Affreux, absolument affreux. D’autant que je viens juste de réaliser que j’avais dit mon prénom avant mon nom alors qu’on m’avait à plusieurs reprises répétés que c’était l’inverse ici ! Bon, je me sentais bien parti pour faire des guirlandes de gaffes, moi.
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MessageSujet: Re: « La photo, c'est un instant saisi, le plus fort, le plus touchant, le plus douloureux. » ◘Nathan◘   Mar 1 Jan - 17:37

Je n’aurais jamais véritablement du faire cas de cette maudite pique. Après tout, il n’est pas rare que l’on m’en fasse. Qu’il s’agisse des personnes de mon entourage que je connais bien, ou même encore mon père lui-même. Il semblerait que sur le plan sentimental, je suis un véritable cas désespéré. Non pas que je ne sois jamais sortie avec personne, mais les choses n’ont jamais duré assez longtemps pour que l’on puisse considérer qu’elles deviennent ne serait-ce qu’un peu sérieuses. Sans doute est-ce à cause de ma mère…Je m’occupe tellement d’elle que je n’accorde que trop peu de temps aux autres dans le fond…Probablement.

Mais je sais que le problème ne se résume pas qu’à cela. En vérité elle n’est pas seulement ce qui fait que je ne peux pas songer à quelque chose de sérieux, mais également que ce qui fait que je ne veux pas songer à quelque chose de sérieux. Avec qui que ce soit. De ce que j’ai pu observer des gens, la plupart son égoïstes. Intolérants. Or, je ne peux me résoudre à présenter ce genre de personne à ma mère, malade comme elle est. Je ne peux me résoudre à l’idée qu’on puisse la regarder différemment, ou la juger d’une quelconque façon que ça soit suite à cet incident dont elle a été victime.

Je ne pense pas que je sois vraiment effrayée d’en arriver si loin, en réalité. Je pense que je n’ai juste pas encore trouvé la personne qui serait apte à me comprendre, à comprendre ma situation et tout cela sans que cela ne puisse changer quoi que ce soit à la relation entre lui et moi. Clairement…Je crois en fait, tout simplement que je n’ai encore jamais rencontré ce que dans les contes de fée on appelle le « véritable amour ». Et j’ignore même si je le rencontrais un jour, en fait. Ce n’est pas donné à tout le monde, c’est du moins ce que l’actuel taux de divorce démontre. Ou peut-être démontre-t-il simplement que nous ne vivons pas dans un conte de fée, et que des choses si idéalistes n’existent simplement pas, en fait. Tout ce que j’en sais, c’est que pour ma part je n’ai jamais connu ça. Peut-être que cela arrivera un jour, et que je pourrais alors croire aux contes de fée.

C’était ce que je me disais à ce moment-là. J’ignorais encore alors que j’étais en cet instant en compagnie de mon prince charmant…Bien qu’il n’ait d’un prince charmant que l’appellation imagée. Mais cela n’avait pas d’importance. Cela n’aura jamais eu d’importance à mes yeux. Quoi qu’il pouvait être, qu’importe la voie qu’il avait suivi, ou qu’il aurait suivi cela ne changeait rien, en réalité. Je l’ignorais encore, c’est vrai, mais peut-être étais-je en train de le ressentir ; il était à mes yeux le seul et l’unique. Et ce, à jamais.

Un tel problème, de telles pensées entremêlées sans aucun sens. Et dire que tout cela n’était parmi que d’une simple remarque. Et même pas une remarque faite de façon sérieuse, juste une petite blague qu’une connaissance fait à une autre par pure habitude. J’étais habituée à entendre ces mots pourtant. Et pour une obscure raison, voilà que cette fois ci m’avais plongée au plus profond de mes pensées, bien loin du monde réel et donc de ma compagnie d’un jour. Fort heureusement se sont ses paroles m’étant adressées qui m’ont fait avec douceur remettre les pieds sur terre. De quoi aurais-je eu l’air si j’étais simplement restée haut perchée dans mes pensées, sans lui répondre ? Cela aurait été d’une profonde impolitesse.

Face à son sourire je ne peux que faire de même, et ce presque inconsciemment. La réflexion fait même presque de manière spontanée en moi ; ce garçon a beau être l’ami d’Ayame, il semble si différent d’elle que c’en est troublant. C’est vrai, je ne le connais pas, mais rien que la première impression qu’il laisse est douce, agréable. La première fois que j’ai croisé le regard d’Ayame, j’avais l’impression de contempler un sérial killer qui venait tout juste de déterminer sa nouvelle cible…Et encore maintenant elle faisait toujours aussi froid dans le dos je dois dire. La présence de Nathan a tout de suite été chaleureuse, elle, en revanche. Sa sympathie inspirait confiance…Je savais qu’il ne faut pas toujours se fier aux apparences et pourtant avec lui au départ je ne me suis pas méfiée. Lorsque les évènements se sont succéder, je me suis rendue compte de combien j’étais naïve alors. Mais ceci est une autre histoire.

J’aurais dû réagir immédiatement et refuser dans l’instant qu’il m’invite. Après tout on se connaissait à peine, je ne pouvais pas simplement accepter ça comme ça…C’était bien loin d’être dans mes habitudes. Seulement en étant un peu dans les nuages l’information a mis un certain temps à monter jusqu’au cerveau…Si bien que lorsque je compris enfin ce qu’il venait de ma dire, il s’installait en reprenant la parole pour e présenter. Oui…C’est ça que j’avais oublié de faire, me présenter. On peut dire que cette fois j’ai été une parfaite imbécile. Une idiote finie.

Ainsi, c’est en m’installant à mon tour, en face de Nathan, que je réponds à sa question, un peu confuse de ne pas avoir eu la présence d’esprit de le faire plus tôt.
    « Ah oui, excuse-moi, c’est la première chose que j’aurais dû faire. Fragment Fujita ! »
Les coutumes et autres habitudes veulent que l’on décline son nom avant son prénom, au Japon. Mais pour cette fois, je me suis simplement contentée de me présenter à sa façon. Pourquoi ? Dans le fond je n’en savais rien. Les mots étaient simplement sortis de cette façon, tout naturellement. Tout somme le fin sourire qui s’était dessiné sur mes lèvres était spontané…Jusqu’à ce qu’il disparaisse alors que je me souvenais d’un petit détail…
    « Et tu n’as pas à m’inviter ! C’est gentil mais…Ca me mettrais mal à l’aise ! »
Si l’on pouvait considérer que je ne l’étais pas déjà, ne serais-ce qu’un peu. Après tout ce n’étais pas vraiment dans mes habitudes de boire un thé en tête à tête avec un garçon…Et ce en particulier avec un ami d’Ayame. S’ils ne sont vraiment qu’amis, d’ailleurs. Dans le fond, je n’en sais rien, et ça ne me regarde pas. D’ailleurs, en parlant d’Ayame…
    « Dis-moi, comment vous êtes-vous connus, tous les deux ? Enfin, t’es pas obligé de me répondre si t’en as pas envie, hein… »
Je me suis toujours demander s’il y avait une façon de faire pour faire bonne impression avec elle, ou si c’était peine perdue qui que l’on soit. Et puis, je suis un peu curieuse, et de plus, avec un peu de chance ainsi le britannique ne reviendrait pas sur le sujet précédent. Je n’avais pas vraiment envie de débattre de ça jusqu’à ce qu’il retrouve Ayame, on faisait mieux niveau discussion pour une première rencontre, en définitive.

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MessageSujet: Re: « La photo, c'est un instant saisi, le plus fort, le plus touchant, le plus douloureux. » ◘Nathan◘   Lun 29 Juil - 10:50

[Bonjour, j'ai 6 mois de retard. Kill me please ♥]

Je n’aurais su dire comment je me sentais alors que je discutais avec cette charmante jeune femme qui se trouvait se nommer Fragment Fujita. C’était un nom de famille pour le moins … original. Je me demandais, d’ailleurs, si elle n’avait pas de la famille en Grande-Bretagne, ma patrie d’origine, puisqu’effectivement, à mes oreilles, il sonnait presque comme le mien, avec cette consonance anglophone si onctueuse à l’oreille – bien que les français, avec leur mauvaise foi nationale, s’évertueront à vous dire le contraire ! … Bref. De ce que j’avais retenu de mes leçons de japonais auprès d’Ayame, mon « âme-sœur », les gens résidant ici se présentaient en énonçant d’abord leur nom de famille, puis leur prénom. C’était bien différent d’en Europe, ça, inutile de le préciser. J’avais d’ailleurs eu beaucoup à apprendre en bien peu de temps, je dois dire.

Malgré tout, la vie ici n’en était pas désagréable. Le mental des habitants de cette île était certes très axé sur le strict et l’honneur avant tout – enfin pour ceux que j’avais eu à côtoyé jusque là – mais tant que l’on ne faisait pas exprès d’aller à l’encontre de leurs idéaux en toute impunité, ils savaient se montrer compréhensif et prenait parfois du temps pour aider les étrangers qui, tels que moins, se retrouvaient parfois un peu perdus dans ce grand dédale de bitume et de béton ancien. J’avais eu plusieurs fois l’occasion de le constater, en me promenant dans les rues animées de Tokyo, et je dois dire que ça me faisait chaud au cœur, de voir tout ça. Après tout, ce n’est pas parce que je suis un meurtrier fini que je ne puis ressentir de l’empathie envers mes semblables. J’ignorais d’ailleurs encore, qu’à ce moment précis où je déblatère tant de choses sans doute futiles, j’étais en compagnie de celle qui allait à jamais faire briller mon étoile de vie, plus que n’importe qui d’autres. Le destin joue parfois de drôle de tours, n’est-il pas ?

Le courant de mes pensées, qui m’avait un peu perdu jusque-là, fut brusquement interrompu lorsque la jeune et jolie japonaise face à moi me fit comprendre qu’elle ne souhaitait pas que je l’invite pour ce café. Je me sentais un peu bête, je dois l’avouer. L’avais-je vexé d’une quelconque manière ? Il ne me semblait pas avoir ainsi de manière audacieuse ou insultante … mais d’un autre côté, les japonais n’étaient pas connus pour montrer clairement leurs sentiments. Si ça se trouvait, j’étais complétement à côté de la plaque. Preuve, s’il en était, que j’avais encore beaucoup à apprendre.

J’allais presque me sentir mal à l’aise, mais fort heureusement, la conversation enchaina rapidement sur un autre sujet, bien moins sujet à quiproquos. Enfin, c’était là ce que je croyais avec une certaine ferveur naïve, dans le contexte actuel du moins.
    « Ayame et moi ? Eh bien … C’est un peu complexe à expliquer, mais disons simplement que nous partageons un attrait commun pour une activité similaire, un peu comme deux artistes s’entendraient sur une même toile, si tu vois ce que je veux dire. »
Bonjour mes comparaisons foireuses. La stupidité devait avoir mon visage, en cet instant, impossible autrement. Mais bon, expliquer à une innocente civile que j’ai découvert presque une sœur de tuerie dans l’incarnation d’Ayame revenait à me faire interner dans la seconde. Autant tout passer sous silence et modeler la vérité avec un peu de fantaisie. En soit, ce n’était pas vraiment du mensonge ; simplement une édulcoration bienvenue.
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MessageSujet: Re: « La photo, c'est un instant saisi, le plus fort, le plus touchant, le plus douloureux. » ◘Nathan◘   

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